préboréales

Préboréales

 

Il fait chaud et la terre est alors sans blés murs

Les fleurs se tapissent sans ombre et les oiseaux

Picorent l’orange du vent. A l’aurore du monde les fumerolles

S’accrochent à l’air, passent les arbres et s’envolent

Les carbones s’accouplent sous l’azur

Et dans l’immensité de jours géants

Et sans encor nymphées ni paysages

La terre veut promettre des beautés éternelles.

Le paradis n’est pas encore sûr.                                               

A pente de volcan et sous la nuée la pouzzolane retient       

La promesse d’une herbe sage pour de non-encore vaches

Sans doute de brunes basses et cornues Salers.

Elles iront leur nonchalance, ignorant les chiens.

Entre les genêts garance elles prendront les traverses

Et les bipèdes causeurs qu’elles gardent retourneront à leur tâche.

Déjà un héron nous regarde. 

 

Le pire n’est pas encore mûr. Au loin la neige se tasse en silence

Et ne songe à protéger le blanc de son cœur de ces ombres lointaines

Dont la cendre grise descend lentement au rythme de siècles à venir :

Sans salir ce cristal ni sans être là, une nuée de bipèdes

Sature et sur son infini passage dépose  l’Adn de son mal.

 

Dans l’herbe gelée venait de glisser

Pour  elle

La première larme des hommes.                                                                    

 

 

                                                            Marvejols   

Date de dernière mise à jour : 17/10/2011

Support du web, outils, services, compteurs, scripts, générateurs et autres outils pour les webmasters gratuitement à 100%

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×