Dieux olympiques

Les dieux olympiques

 

A tous les coins le peuple accourt à qui l’on dit

Combien confusément l’oracle avait prédit

Un grand évènement aussi qu’un changement,

Ou bien parmi l’humble ou parmi l’homme grand.

 

Recluses en la demeure à préparer banquet

Les femmes apprêtées, coiffées et attirantes

Ne cessent ce rien ce tout de commenter

Par la fenêtre étroite attendant en gagnantes.

 

Fin passée l’heure bleue c’est le moment des jeux.

Ah! le spectacle offert par les hommes aux dieux

Vaut bien qu’en un rectangle on s’étripe on s’étrangle

Ou qu’on morde le loess : serrer le nom de Zeus,

Entendre les hérauts, porter Eros bien haut,

Tout voir, finir en noir et rouge sur les pots

En tous pays clamé par le nom de héros.                                    15

 

Pèriclé s’enduisit d’huile et sable d’Hyrgie.

Confiant en Apollon mirant son effigie

Au disque lourd et rond de bronze qu’il saisit,

L’athlète que rien n’arrête pousse un cri.

Lors au bras de Phrygias déjà le lacs de cuir

Pend : l’homme sans attendre, à devancer et luire,           

Armant sa force pleine, avait jeté sa lance.          

 

Las ! voilà que le disque envole et loin s’échappe

Vers la tribune aux grands et c’est un roi qu’il frappe

A lui scier la tête et achevant la fête.

Car fût-il d’Apollon on ne saurait sans risque

Rêver éternel nom du plus brillant des disques

Sans faire ombre au mortel éclair de Jupiter.                        28

 

 

 

                                    Marvejols              

Date de dernière mise à jour : 24/09/2012

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